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Mon ciel.

Les doigts caressant encore mon sexe brûlant, les yeux fermés, je suis plongée au cœur du pays serein des poupées aux joues roses. Toutes vêtues du plaisir et des souvenirs de tous leurs amants, en balade vaporeuse et aux sourires palpitants. Avec aux yeux quelques larmes, ou n'est-ce que des étoiles qui y brillent. Avec la chaleur irradiant mes joues aussi, ma gorge où tes mains parfois se perdent en pincement grisant, et mon ventre plein de tourbillons en flamme... J'explore encore ce pays chaud, cotonneux, où il fait si bon vivre. Non, je ne veux pas revoir l'automne gris et frais...
Pourtant doucement le pays s'éloigne certainement.
Emmène-moi encore...

Never. OneShoot a night.

Ce n'est jamais qu'un temps.
Quand le douleur revient. chaude et froide.
Petite chose papillonnante. Ici. Là.
La nuque. Les seins. Les bras. Les cuisses. Le ventre.

Ce n'est guère qu'un moment.
Qui remue les reins.
Ici. Maintenant. alors que tout est ailleurs.

C'est peut être un frisson.
N'importe où. N'importe quand.

Et pourtant c'est fort.
Puissant comme une vague qui s'écrase dans les galets.
Roulis. Éclat. Fracassant.
Puis qui remonte dans la gorge.

C'est juste un moment.
Quand le désir s'accroche à tes reins.
Cuisses emboîtées. Ensuite.
Qui se savoure.

C'est la seconde.
Où ma langue te rencontre. Chaud et raide.
Au détour d'une ligne franchie.

Queue dans ma bouche.
Doigt dans mon cul.
Et toi qui coule contre ma joue.

C'est mon poignet pris contre les draps.
Mon corps qui se tend.
Quand doucement la tempête s'y engouffre.
Et que tes mains mesurent mes propos.
Bestiales.

Ce n'est qu'un moment qui revient.


Ta caresse me vide

Enfin nos mains s'égarent.
L'abandon me guette, petite proie miaulante.
Sous tes doigts, mes joues rosissent du plaisir des baisers.
Il n'y a pas d'après. Pas de suite. Juste des idées folles plein les cheveux.

Je savoure ta voix. Mystère d'une tonalité qui raisonne dans mon sexe. qui le rende à son état liquide.
A son état palpitant. Rond. Qui déborde. Ecarte mes cuisses d'épaisseur presque gênante.
Je fonds. J'envahis ma robe.

Tu déguste mes yeux. Tremblants. Noirs. Ta salive prends ta gorge. La tendresse se tend entre tes jambes. Brute chair. Qui gémit. Qui démonte ta prestance et se compacte sous ta ceinture.
Tu durcis. Tu te moule.

Je salive.
Enfin mes mains s'égarent.
Quand je pense à toi.

Ton matin blanc - 3

Ta bouche dans mes cheveux.
Le soleil pose timidement son voile doré sur nos corps.
Filtrant les soupirs.
Ta main glisse sur mon cou.
Nos corps enchevêtrés en ondes lentes et rythmées.
Tes yeux encore fermés.
Ton vit contre mon cul.
Ton souffle chaud.
Encore tendue.
Mon sein entre tes doigts.
En ronde calme puis sauvage.
Le réveil.
Agité.

Tes yeux d'amant

Tes yeux sont mes amants.
Ton corps me flamme.
Tes mains me brûlent.
Tes yeux sont mes amants.

Tortures légères,
Ta bouche sussurrent, ta langue chavire.
Et moi je deviens comme le firmament :
Velours qui scintille dans l'été
Papillon dans le ventre.

Ma prochaine destiné.

Une certaine peau

Les frissons seront forts sans doute.
Au regard de tous les frémissements de nos mots.
Ce sera une île, petite et ronde comme un ô.
Le mystère d'où, plus souvent, sortent du plaisir, peut être.
Un peu de ta vie.
Ce sera les lignes de tes envies. Des miennes.
Une hésitation.

Un baiser.
Délicieuse étendue de lave.
Qui envahira mon corps.
Quand une de tes mains se fondra dans ma nuque.
Et une autre dans mon dos, nu.
Une fusion.

Ou juste une implosion.
De la peau pulpeuse.

L'âme du genesis.

Sans défense - 6

Thirteen Thirtyfive by Dillon on Grooveshark

La nuit file et les bruits deviennent fantômes.
Dans ma gorge, je laisse couler lentement la dernière once de vin.
L'alcool filtrant dans mes yeux le désir devenu voilé de légèreté vibrante.
La nuit, fine, et ma main survole le contour de ton visage.
Le reste du monde est juste mélopée.

Tu prends ma main et te glisse contre ma hanche.
Nos peau se frottent l'une contre l'autre déjà comme des âmes nues.
Paris semble tableau noir et blanc.

A la porte, tu caresses mes lèvres chaudes.
Tu fais chuter ma robe avec un sourire conquérant.
«Je vais te raconter une histoire» dis-tu.

Tu me pousses contre le lit, m'embrasse le cou et tu m'allonges.
Tu glisses tes mains le long de mes bras puis de mes jambes.
Ôtant au passage mes chaussures.
«Ne bouge pas»

La lumière douce.
Tu reviens avec un bandeau que tu noue sur mes yeux.
Baiser. Langoureux. Et tu commences, chuchotant.
Des mots crus. Des désirs. Qui font courir ta chaleur sur chaque parcelle de ma peau.
Par moment tu me frôles.
L'épaule. Le sein. La cuisse. Le lobe.
Tu enlèves mes bretelles une à une.
Tu longes les globes de ma poitrine dévoilée.
Tu racontes encore ta prose sensuelle et torride.
Je rosie.

Tu glisses ta main sur mon sexe encore caché.
Tu sens l'humidité.
J'entends le sourire dans la voix qui se fait plus sombre, plus grave, plus rauque.

J'entends ton désir plus encore.
Tu baises mes cuisses en découvrant ma chatte presque glabre.
Gourmande. Pleine et mouillée.

Tu me rends la vue.
Tu es toi aussi nu. Bandant.
Et ta langue me prends.

La nuit est nuage.
Et nous brillons.


※ Dans la même série :
Sans défense - 5
Sans défense - 4
Sans défense - 3
Sans défense - 2
Sans défense - 1

Le coin de ta peau

C'est là.
Le coin de ta peau où je m'arrête.
Ma gourmandise tant attendu.
Finalement tendre et rassurante.
La courbure accueillante.
J'y pose mes lèvres.
Un peu. Juste le bout.
Entrouverte.
Je les fait longer ta clavicule.
Puis j'y dépose un long baiser.
Tes mains entourent mes hanches.

C'est là.
Que tout commence.

Agitation

Parmi les sages entrelacs du mystère
Votre bouche me susurre de nouveaux désirs.
Vous infiltrez mes papilles, je goûte les jours prochains
Dans votre tableau, votre effeuillage.
J'y vois des étoiles, des éclats de verres qui illuminent mes sens.
Dans le frais, la douceur.
Dans cette autre moiteur.
Vous me prenez déjà.
Bercée dans votre illusion, dans ce voile de présence,
J'aspire au concret.
Je m'agite lors je vous quitte.

Piquée, votre peau m'attrape.
Je ne peux échapper à cette étreinte, à ce désir qui depuis le début me songe.
Je suis mon propre rêve.
Passagers d'un monde parallèle.
Voyageurs en perdition.
L'émotion toute de rose comme le coin de ma lèvre qui frémit.
Faut-il parler de cœur ?

Agaçante ombre désirable.



Sans défense - 5

Les bruits fourmillent. Pâle lueur du jour, chaud mais grisaille.
Allongée sur le ventre, je lis les belles pages de Nora.
Ta main remonte de ma cheville, contourne mon mollet que tu me mords.
Tes doigts glissent sur ma cuisse jusqu'au plis de ma fesse.
Soulève un pan de ma nuisette.
Je souris aux chatouilles qui suivent le mouvement du tissus, à ton souffle qui se rapproche, à ton baiser  qui remonte de mon cul à mon épaule.
Tu me surmontes. Tes mains m'emprisonnent tandis que ta queue prend pour support mes fesses.
Tu te frottes doucement.
Je relève une jambe dont tu attrapes le pied pour m'écarter les cuisses.
Tu pèses sur moi quand ta main rencontre mon sexe dans un soupir.
Je me relâche pour ne remuer plus que contre ta main et ton sexe qui gonfle.
Auquel tu montres le chemin.
Cette prise d'assaut.

※ Dans la même série :
Sans défense -6
Sans défense - 4
Sans défense - 3
Sans défense - 2
Sans défense - 1

Les effeuillages du soir - 3

Ta main qui va qui vient. Qui cèle scelle mon destin. Ta langue qui court et qui s'agite en tout sens. Tes paroles qui me labourent. Tes doigts qui me sentenceNT.

Ma peau qui sursaute. Mes lèvres fragiles. Mes gémissements en alerte.
Ton corps sur mon désir.

Les effeuillages du soir - 2

A chaque moment je sens ta peau.
Je parcours son frisson avec les yeux plissés.
Le doigt en suspension.
La bouche humide.
Je fais revenir ton désir...

A chaque mot ma gorge se noue.
J'avale le temps qui nous sépare.
Il a une saveur électrique.
Il me lie. Crémeuse je suis.

Juteuse je serais.

Sans défense - 4

Je te regarde, ma distraction.
Ton corps, délié, puissant.
Mes yeux mi-clos.
Je sens déjà ton cuir sous mes doigts.
Ton poul sous ta gorge.
Tes lèvres sous mon pouce.
Ton odeur d'homme qui me réchauffe.

Je ferme les yeux et c'est ton corps qui me plaque contre le mur.
Ta main qui longe ma cuisse.
Mon souffle qui se fait court.
Ton sexe qui rugit.

Je lèche mes lèvres.
Tu es là toujours.

Sans défense - 3


Alors, soudain, tu me bascules.
Le fauteuil m'accueille dans sa gueule béante.
Tes mains volent sur mes jambes jusqu'à mes genoux.
Ma robe t'échappe glissant sur mes cuisses.
Un glissement de voile sur une mer huileuse.
Tu attrapes mes mollets fermement.
La tête sur l'accoudoir, je me rends.
Mes pieds nus glissent sur tes cuisses.
Tu baises ma cheville enchaînée.
Le parme entre mes cuisses se gorge doucement.

Tu déboutonnes ta chemise noire.
Qui tombe à tes pieds.
Les miens descendent le long de ton torse.
Dans ton fouillis de poils.
Je masse ton sexe qui bombe.
Tes yeux me foudroient.

Tu chuchottes :
«Descends ta culotte»



Reflet, splendeur et pantagruélisme

Peut-être est-ce ton odeur de bois bandé.
Peut-être est-ce ta chaleur inconditionnelle.

Peut-être est-ce mon corps hanté.
Peut-être est-ce mon âme tremblante.

Peut-être n'est-ce rien de si logique.
Peut-être est-ce une évidence.

Les effeuillages du soir

Passer la main sur ton sexe encore sous l'emprise étroite, plus étroite.
Sentir sa forme se dessiner à mesure de mes va et vient.
Me tendre pour t'embrasser sur la pointe des pieds.
Mon cul qui s'arrondit dans ta paume.
Ses soirs sans plus que le désir ébauché.
Cette attente à te mordre.
Pas ici. Pas maintenant.
Nos ventres qui ont mangés tout l'air.
Nos mains qui reprendront la cadence.

Ton matin blanc - 2

Je ne réclame rien là, à genou.
J'hume juste le parfum muscé au creux de ton aine.
Je pourrais rester des heures ainsi.
La tête posée sur ta cuisse.
Ta main abandonnée dans mes cheveux.
Toi reprenant ton souffle.
Moi, goutant sur le bout de mes doigts le jus de ta jouissance.


Comparse des larmes

En attendant la pluie,
Sa musique nostalgique
Qui se perd dans les larmes
Bouts d'espoirs liquéfiés.
Tu roule d'un trait
Rendant tes armes
Moment magique
Où tu fus éblouis.

Tortueuse misère
Effrontée et amère.

Encore un matin





Les pépiements dehors se sont tu malgré la fenêtre entrouverte.
Un voile y ondule portant le vent léger dans la chambre encore sombre.
Les yeux clos, j'hume l'air frais. Exact opposé de mon corps que ma main réveille doucement.
Des petits frissons me transportent.
Sur le ventre, le creux de la hanche, le plis de mon sein, sa courbe sereine, sa peau soyeuse.
Je remonte ma gorge, la ligne de mon visage, mes lèvres d'où j'aspirais l'air qui s'électrise peu à peu.
Redescente de mon cou à mon deuxième sein, léger, sensible.
Je griffe sa pointe.
Je soupire.
Tu m'observe.
Je ne sais pas depuis combien de temps tu es là.
Appuyé contre l'encadrement de la porte, un sourire en coin, mordillant le bout de ton index.
Je mordille ma lèvre en retour.
Ma main continue son parcours contournant mon nombril, glissant sous le drap couvrant mes cuisses.
Je referme les yeux quand elle atteint mon delta.
Tu t'approche et le drap tombe à mes pieds.
Tu empoigne mes chevilles et me tire à toi.
A ton désir.
Tu m'ondule alors que la ville s'agite dehors.

A tambour battant

Dans la nuit, je rêve encore
De ma poitrine frappant ton corps
Comme le battement doux d'une vie
Dans les plis de ta peau je lis
Toutes ces histoires toutes tes histoires
Le chaud parfum de ta mémoire


Cette tendre ligne où refleurie
Tout mon désir : le jour, la nuit.
Vêtue d'espoir, ce voile nu
C'est en chienne que tu me mues.
Le sang battant sur mon frisson
A moi, je t'appelle, mon démon.


Comme un lego by Alain Bashung on Grooveshark

 

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