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Désaison

L'automne.
C'est la saison où le contact devient précieux. Roux, rubis au tirant jaune doré sur les tranches.
L'automne.
C'est la saison où on aimerait que le ciel se dore lorsque nos mains s'attrapent et que nos corps de retrouvent pour recréer la chaleur de l'été de par leur alchimie.
Oui. L'émotion du ciel qui en rougit. Nos langues qui se fourchent.
Nos yeux qui se ferment, le soleil et nos vies qui se couchent.
Les baisers étendus, les jambes nouées.
La peau qui parle.
Et chaque grain qui se croque en grappe...

Mon ciel.

Les doigts caressant encore mon sexe brûlant, les yeux fermés, je suis plongée au cœur du pays serein des poupées aux joues roses. Toutes vêtues du plaisir et des souvenirs de tous leurs amants, en balade vaporeuse et aux sourires palpitants. Avec aux yeux quelques larmes, ou n'est-ce que des étoiles qui y brillent. Avec la chaleur irradiant mes joues aussi, ma gorge où tes mains parfois se perdent en pincement grisant, et mon ventre plein de tourbillons en flamme... J'explore encore ce pays chaud, cotonneux, où il fait si bon vivre. Non, je ne veux pas revoir l'automne gris et frais...
Pourtant doucement le pays s'éloigne certainement.
Emmène-moi encore...

Une certaine peau

Les frissons seront forts sans doute.
Au regard de tous les frémissements de nos mots.
Ce sera une île, petite et ronde comme un ô.
Le mystère d'où, plus souvent, sortent du plaisir, peut être.
Un peu de ta vie.
Ce sera les lignes de tes envies. Des miennes.
Une hésitation.

Un baiser.
Délicieuse étendue de lave.
Qui envahira mon corps.
Quand une de tes mains se fondra dans ma nuque.
Et une autre dans mon dos, nu.
Une fusion.

Ou juste une implosion.
De la peau pulpeuse.

L'âme du genesis.

Sans défense - 3


Alors, soudain, tu me bascules.
Le fauteuil m'accueille dans sa gueule béante.
Tes mains volent sur mes jambes jusqu'à mes genoux.
Ma robe t'échappe glissant sur mes cuisses.
Un glissement de voile sur une mer huileuse.
Tu attrapes mes mollets fermement.
La tête sur l'accoudoir, je me rends.
Mes pieds nus glissent sur tes cuisses.
Tu baises ma cheville enchaînée.
Le parme entre mes cuisses se gorge doucement.

Tu déboutonnes ta chemise noire.
Qui tombe à tes pieds.
Les miens descendent le long de ton torse.
Dans ton fouillis de poils.
Je masse ton sexe qui bombe.
Tes yeux me foudroient.

Tu chuchottes :
«Descends ta culotte»



Reflet, splendeur et pantagruélisme

Peut-être est-ce ton odeur de bois bandé.
Peut-être est-ce ta chaleur inconditionnelle.

Peut-être est-ce mon corps hanté.
Peut-être est-ce mon âme tremblante.

Peut-être n'est-ce rien de si logique.
Peut-être est-ce une évidence.

Les effeuillages du soir

Passer la main sur ton sexe encore sous l'emprise étroite, plus étroite.
Sentir sa forme se dessiner à mesure de mes va et vient.
Me tendre pour t'embrasser sur la pointe des pieds.
Mon cul qui s'arrondit dans ta paume.
Ses soirs sans plus que le désir ébauché.
Cette attente à te mordre.
Pas ici. Pas maintenant.
Nos ventres qui ont mangés tout l'air.
Nos mains qui reprendront la cadence.

Un vent bref

Je te vois impénétrable, fondu dans ton domaine.
Ton regard brillant perdu loin dans des acclamations que je suis loin de maîtriser.
Je te vois fébrile du grand crie.
Complètement dans cette jouissance avec accents.
Je te regarde, lointaine admiration, respect chaleureux.
Je dessine des yeux ton âme virile que j'aime embrasser.
Je bois dans la coupe de mes souvenirs, j'hume ton parfume hormoné.
Je gonfle du désir de la perte et de la victoire.
De ton soudain relâchement dans mes bras accueillant ton exaltation.

Ton matin blanc - 2

Je ne réclame rien là, à genou.
J'hume juste le parfum muscé au creux de ton aine.
Je pourrais rester des heures ainsi.
La tête posée sur ta cuisse.
Ta main abandonnée dans mes cheveux.
Toi reprenant ton souffle.
Moi, goutant sur le bout de mes doigts le jus de ta jouissance.


Ton matin blanc

Ce n'est que le rayon de lune.
Ton souffle apaisant, ma berceuse.
Le lit mille fois froissé.
Ta fesse appétissante.
J'embrasse la ligne de ton omoplate qui scintille.
Ma main jusqu'au creux de ton dos.
La naissance de ta raie.
Une envie turbulente de te dévorer dans ton sommeil.
Mordre. Là, sur le mont frémissant.
Ta paupière tremble.
Tu te retourne dévoilant une autre proie.
Tu attrapes ma taille.
C'est dans ces moments là où j'aime mes insomnies.
Je caresse le bout de ta nuque.
Ma cuisse rejoint la queue qui tressaute.
Chaud envoûtement.

Hannes Caspar ®

Epiderme et suggestion

Ressentir le frisson sur ma peau qui s'infiltre jusque dans mes chaudes entrailles
Jeter aux oubliettes mon habit d'âme en peine sans regard en arrière
Voilà qui ne trompe pas ...

Pâques : hoho

Comme promis, et pour fêter le retour du printemps (timide), voici le grand retour photographique...

;)
Pâques by IVV©

Love project [D_3]

Tandis que, à genoux, tu me tenais la jambe et essuyais doucement le lait blanchâtre du punch coco avec lequel tu avais maladroitement arrosé ma chaussure. Je me mis à imaginer ton sperme la souillant...
Le moment était juste mal choisi.

Ephémère


Je veux gémir dans tes bras. Caresser tes cicatrices, suivre tes côtes fêlées, sentir ta force fragile, rattraper ce temps où tu te recomposais. Te faire du mal.
En attendant je flatte tant que je peux mon épiderme, de maints caprices.

.

Je vous promets. Bientôt je me remets à la photo ;)

Love project [D_1]

Dans le vent, le silence, l'égrainage de la pluie... nos innocentes conversations coulent, s'amoncellent, se tissent. Je revis le partage généreux, je me remémore la tendresse que l'émotion d'un lien peut faire naître. Je remue dans ma plaie l'envie de l'apaiser. De sentir ta main caresser ma gorge, de sentir ton corps contre le mien, de te voler. D'être infréquentable.

Au poil

J'arrive à cet étrange paroxysme :

Plus je deviens douce plus je vous aime drus...

Demain


Ignorance. 
Quand tu te rapproches, mes idées lubriques fourmillent. Se propagent. S'agrippent. Je ne m'appartient plus ! Je suis en plein vertige. Est-ce que toi tu bascules ? Est-ce que tes envies tournent ? Je suis en impatience. Je brûle.
✪✪✪

Petite note épidermique

Je danse avec l'attraction. Cela faisait un moment que ce n'avait été aussi violent. C'est là que je me dis que le corps décidément n'en fait qu'à sa tête : et c'est illogique ça ;)
Je m'engouffre dans la brèche et ça me fait un bien fou : je suis vivante. Ou en état de grâce...
J'avance avec aspiration sur la tangente : l'humeur est grisante. Brumeuse.
Le grain de ma peau réagit violemment à toute cette histoire. Etrangement mes nuits sont plus douces et plus passionnées en même temps. Il y a tempête dans mon corps. Il faudra que j'amarre au port. 
Au plus vite.


Fantasme permanent (on the road again)

IVV en plein échauffement ©

Il me plait à penser qu'à cet instant même tu penses à moi. La main sur cette braguette qui t'enserre. Tu sais bien que ce sont mes lèvres qui voudraient s'y fermer. Je te veux comme une incandescence. Comme un refus d'obtempérer. Mais d'autres déjà te croque. Mais tu m'obsèdes. Tu es mon désir immorale.
✪✪✪
Il me plait à penser qu'à cet instant même ta queue se dresse pour moi. Que la distance qui nous sépare augmente ton désir. Tu sais bien qu'à ton prochain séjour parisien, nous nous verrons. Sagement. Ou peut être pas. Un soir, un restaurant. A défaut de m'avoir dans ton lit m'as-tu dis. Qui sait. Tu es mon désir instable.
✪✪✪
Il me plait à penser qu'à cet instant même ton regard se brouille. Qu'au seul souvenir d'avoir senti ma peau sous tes doigts, même furtivement, tu t'évades. Tu me veux tu m'enlèves. Peut être même que tu m'aimes. Je profite de tes attentions. Je les aime. Je suis amoureuse de ce sentiment d'être aimée. Mais je ne te désire pas.

Etrange

Comme les silences suivent les moments volubiles...
Pourtant...


Fantasme sans rive (prélude)


Tu m'as remis ce petit bout de papier plié à l'entrée du restaurant : "je te veux mouillante pour le dessert - va enlever ta culotte". Quatre de tes amis nous accompagnent. Je m'échappe le temps de t'obéir puis nous prenons place sur une banquette, moelleuse. Ta main glisse sur mon genou. Remonte ma cuisse. Flatte mes lèvres. Masse doucement mon bouton. Tu me souris. Je sens le regard des autres sur moi. Ils savent. Ça m'excite. Nous commandons un Crozes-hermitage pour accompagner la chair, tendre, rouge. Le monde s'embue. Léger.

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