Les effeuillages du soir - 4

Mais la nuit nous encercle.
Les éclats de lampadaires flageolent entre nos pas.
Il fait chaud entre nos doigts, brûlant sous notre langue.
En terrasse, les mots sont des rires d'oubli. Les journées n'existent pas.

Tu prends ma main. Nous voilà les paumes fondues.
Le long des immeubles à la peau dentelée.
Tu te sers contre moi. Il fait si chaud pourtant dans ce brin d'automne.

Mais la nuit enrobe nos chuchotements.
Ta main presse mon ventre, ma main agripe ta nuque :
Nous oscillons lentement vers le désir.

2 envolée(s) lyrique(s):

YkM a dit…

Très joli rendu d'une émotion qu'on a je pense tous connue... ça m'évoque de beaux souvenirs : la soirée, une rue du XIIIe arrondissement parisien, la chaleur d'été et des voix qui portent, quelque part au loin des réverbères, alors qu'ici nos peaux se touchent...

In Virgo Veritas a dit…

YkM >
Merci pour le commentaire et bienvenue :)

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